Une vieille légende raconte qu’en 1549, lors de la venue solennelle de l’empereur Charles Quint et de sa suite, un maître artisan a forgé un artefact inestimable appelé le “Cœur de Trélon”. Cet objet magique a le pouvoir d’unir l’argile, l’eau, la pierre, la brique, le fer, le bronze, le verre et quelques ingrédients mystères.
Pour éviter qu’il ne soit pillé lors des nombreux sièges de la ville, comme celui de Turenne en 1637, le seigneur Bauduin de Blois l’a dissimulé. Votre famille vient de retrouver le carnet de l’artisan : vous devez retrouver les ingrédients éparpillés dans la ville pour découvrir le secret de la relique !

Félicitations, aventuriers ! Vous avez bravé l’histoire de Trélon et mené votre quête à son terme avec brio.
En fusionnant l’argile, l’eau, la pierre, la brique, le fer, le bronze et le verre avec une dose d’amour et de générosité, vous cherchiez sans doute un artefact matériel. Pourtant, le véritable trésor n’a rien de physique : c’est un concept puissant qui s’est éveillé en chacun de vous.
Ce secret, c’est la métaphore même du souvenir et de la transmission. En partageant cette aventure, vous n’avez pas seulement découvert des pierres anciennes, vous êtes devenus les nouveaux gardiens vivants de la mémoire de Trélon. Le voyage s’arrête ici, mais l’histoire, elle, continue de vibrer en vous.
Pour récupérer l’argile, il faudra être a(r)gile avec les chiffres.
Selon vous, êtes-vous doués pour le commerce ?
Alors, répondez à cette énigme : À la halle de Trélon, un marchand achète un vase 70 deniers, puis le vend 80 deniers ; pensant pouvoir gagner plus d'argent, il la rachète 90 deniers pour la revendre finalement 100 deniers !
Dressée fièrement au centre du bourg sur la place Jean Jaurès, l'actuelle mairie a été érigée en 1886 sur les fondations exactes des anciennes halles de la ville. On trouvait certainement un potier qui travaillait l’argile…
L’eau du baptême vous attend au bout de cette énigme…
Sur le fronton de l’église il y a une date, observez-là et déduisez quelle est la phrase qu’on aurait pu entendre devant cette église :
L'édifice a été régulièrement remanié du XVIIe au XIXe siècle, en partie grâce aux financements de la commune et aux dons de familles locales fortunées (de Mérode, Despret, Barbier de Laserre, etc.). Le bâtiment est entouré d'un ancien cimetière, dont la présence est attestée par des traces de pierres tombales encastrées dans les murs extérieurs de l'église. On y trouvait bien évidemment de l’eau bénite…
Il faut convertir chaque chiffre en lettre de l’alphabet
Pour grimper au sommet du succès et récupérer la pierre, quoi de mieux qu’un escalier… de pierre.
Pour se rendre à notre prochaine étape, vous empruntez un magnifique escalier de pierre. Depuis le château, il permettait l'accès à la place du petit marché (l'actuelle place Léon Comerre) et à l'église.
De combien de marches est constitué cet escalier ?
Une légende raconte que Louis XI aurait séjourné au château de Trélon en 1468 ou 1478 et aurait fait percer les remparts pour relier le château à l'église, s'y rendant même à cheval.
Le seul roi ayant été officiellement et solennellement reçu à Trélon au XVème ou XVIème siècle est l'empereur Charles Quint, venu avec sa suite le 18 août 1549.
Si comme ces rois, vous êtes attentif au moindre détail, alors vous pourrez répondre à cette question :
Quoi de mieux que des lettres pour atteindre ce que nous cherchons ici…
Avançons maintenant jusqu’au château de Trélon, afin de trouver le carburant qui anime notre quête.
Pour trouver le mot secret que nous cherchons, voici le code :
4-1-5
9-10-1
1-8-4
10-12-7
3-3-3
Pour vous aider : toutes les lignes comptent, de “Le prince Philippe” jusqu’à “Onirique”.
Édifié à l'origine comme une forteresse en 1150 par Nicolas d'Avesnes, le château a été assiégé à de multiples reprises au cours des siècles, ce qui a conduit à ses reconstructions successives en 1554 et 1704. Cette ancienne demeure seigneuriale a ensuite été embellie par l'architecte Parent pour devenir l'une des plus belles résidences de la région, occupée par l'illustre famille de Mérode depuis 1577. Au XXe siècle, l'édifice a été au cœur des deux conflits mondiaux : il fut notamment choisi comme résidence de villégiature par le Kaiser Guillaume II en 1918, puis réquisitionné comme hôpital militaire et maison de refuge pour les familles de prisonniers lors de la Seconde Guerre mondiale.
Ce sont des coordonnées Ligne Mot Lettre
Pour récupérer la brique, sachez la faire parler.
Ce bâtiment a un pignon un peu particulier… si la brique composait le dessin d’un personnage, combien de cornes aurait son chapeau?
Depuis sa mise en place au lendemain de la Révolution, la brigade de gendarmerie de Trélon a connu de multiples évolutions, remplaçant notamment ses montures par des véhicules à moteur en 1924. Après avoir occupé plusieurs lieux dans la ville au fil des siècles, dont la place de la Concorde, elle est finalement revenue s'implanter de façon pérenne non loin du domaine des Carmes à l'aube des années 1970.
Les carmes croyaient dur comme fer. Et pour joindre ce métal à votre récolte, ouvrez les yeux, et ne vous laissez pas fer par les apparences.
Continuez votre route pour rejoindre le Domaine des Carmes. Pendant la Première Guerre mondiale (1915-1916), une partie des « Grands Carmes » a servi de geôle (ou prison militaire) refermant ses grilles de fer sur des prisonniers civils français.
Ouvrez l’oeil et trouvez le nombre de différences (sur le bâtiment uniquement) entre cette photo et la réalité.
Ancien prieuré du XVIIe siècle devenu une imposante propriété bourgeoise, le Domaine des Carmes a traversé les époques en endossant des fonctions aussi diverses que caserne de gendarmerie et prison militaire. Après d'importantes transformations initiées par la commune dans les années 1930, ce lieu historique est aujourd’hui mis en vente.
Le bronze peut valoir de l’or, mais il faut prendre l’énigme au pied de la lettre
Pour trouver notre ingrédient, répondez à cette énigme :
Au début de la mort, absente de la vie, au cœur de l’amour et de l’âme. Loin du vide et au bout du nom, elle finit au maximum…
Inauguré le 28 août 1921 pour honorer les enfants de la commune tombés lors des conflits mondiaux, le monument aux morts de Trélon est une œuvre en bronze et en granite belge réalisée par le sculpteur René Bertrand-Boutée. Cet édifice commémoratif se distingue artistiquement par sa représentation classique d'une figure de la Victoire, accompagnée d'un médaillon.
Vous savez quel est notre ingrédient mystère, bien évidemment… Mais ce dernier cache bien des secrets, un autre mot, une anagramme est caché dans le mot VERRE, quel est-il?
Créée en 1823 pour produire notamment des bouteilles champenoises, l'ancienne verrerie de Trélon s'est ensuite reconvertie dans le flaconnage de luxe à partir de 1925. Après sa fermeture définitive en 1977 liée au déclin industriel local, le site a été sauvé de l'abandon pour être transformé en musée dès l'année 1980. Aujourd'hui intégré à l'Écomusée régional, l'Atelier-Musée du verre préserve un équipement industriel exceptionnel, dont les pièces maîtresses restent ses spectaculaires fours circulaires d'origine.
Si vous êtes à ce stade du parcours, vous aurez montré assez de la qualité que nous cherchons pour atteindre le Graal.
Selon vous, qui est à l’origine de la construction de cette maison de santé ? En observant la façade vous trouverez des indices sur la propriétaire de cet édifice
En 1868, a débuté la construction et la fondation de cet édifice “Maison de Santé” sous l'impulsion d’une célèbre famille, qui souhaitait mettre en place une œuvre de santé pour la population locale.